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Osaka, ou l'Auberge Espagnole


Trouver mon auberge a été difficile, c’est en fait un appartment, littéralement, sans indication. Par chance un des résident fini par sortir et m’ouvrir. J’entre. Les deux personnes assis à la table sont surpris de me voir puisque je n’ai pas sonné en bas. Ces sont des expats qui travaillent ici pour avoir un logement gratuit. Voici Tiffany (une Afro-américaine plutôt nerd qui me fait mourir de rire) et Itai (un Israélien vraiment sympathique avec beaucoup de swag). Je reçois un accueil très chaleureux et finalement du monde qui parle très bien anglais!!! Je peux faire des jokes, et converser facilement. C’est tellement rafraîchissant. L’auberge est en fait un 5 et demi, c’est vraiment être une gang de colocs ensemble. L'atmosphère est très convivial et chaleureux. Je me sens à la maison et c’est parfait pour finir mon chapitre Japonais. Je me couche tôt et dors un 10 heures, enfin. Je traîne une bronchite en fait depuis le début du voyage. Et ça m’a aidé à faire décrocher le tout.


Je profite de ma matiné en relaxant, avant de partir pour Nara, l’ancienne capitale japonaise. Les japonais ont une drôle d’approche face à leur langue. Quand tu dis un mot en japonais, pour avoir des directions disons, ils te parles en japonais et tu dis que tu comprends pas, et ils continuent en te donnant plus de détails, comme si tu allais soudainement à tout comprendre. Tu as beau avoir les yeux exorbités, le regard complètement confus, le bla bla continue. Tu as beau dire ‘merci’ (lire ici, ok c’est beau j’ai rien compris je vais m’arranger tout seul) ils ne te lâchent pas. Le petit monsieur en question finit par simplement me dire de le suivre.

Nara a un immense parc rempli de temples et de cerfs, encore. J’y vais pour voir le temple avec un


des plus grands bouddha de bronze (14m de haut). Le temple est gigantesque. Vraiment impressionnant. Et la statue aussi. Le grand parc où tous ces bâtiments sont situ est assez grandiose (avec une douce odeur de merde de cerfs en trame de fond) et les bâtiments sont superbes. Mais je ne reste pas longtemps, mon touriste-o-mètre monte rapidement et je cherche la tranquillité. Je pense que la fatigue embarque aussi. Aussi belle soit-elle, je n’apprécie par Nara à sa juste valeur. Et il fait encore gris.

Sur la route du retour je goûte à takomiyaki, des petites boules de pâtes avec de la pieuvre à l’intérieur et une sauce. Délicieux. À l’appart, Tiffany m’attend avec du papier d’origami pour qu’on fasse des grues! Et elle m’a acheté du miel pour ma toux. Elle me fait tellement rire la, je pourrais écrire un blog avec juste des phrases qu’elle sort!

Un peu plus tard, je rejoins un autre couchsurfer de l’Allemagne, Dominik, pour une bouffe dans Dotombori, fameux quartier éclectique de Osaka. Ça a super bien tombé, Dominik et moi on clique dès le départ, étudiant en médecine vraiment sympathique avec toujours quelque chose d’intéressant à dire et le plus important: il rit de mes jokes! Que ça fait du bien! Il devient mon buddy de voyage pour Osaka. On jase en se promenant dans le quartier et on mange dans un resto de ramen à se tirer dans les murs. Les meilleures que j’ai mangé de toute ma vie. Deux bières de route plus tard, on dirait qu’un petit karaoké serait de mise. Je n’ai toujours pas essayé et c’est un must au Japon.


Je peux vous dire qu’une chance que les murs sont bien isolés parce que ni un ni l’autre ne feront carrière dans la chanson. Une chance que la table n’était pas en vitre, mon vibrato aurait causé des dommages irréparables. Nous sommes pourris, mais on a bien du fun. On marche encore un peu avant de se quitter, très satisfaits de notre soirée.

Dernière journée à Osaka, Dominik me demande si je veux aller déjeuner comme son amie (d’un tempérament fort désagréable) est déjà partie se promener. Je goûte à d’autres trucs sur la rue et on se paie les fameux Pablo cheesecakes. Les genoux m’ont presque lâché. Le reste de l’après midi sera consacré à mon blog, écrasé sur le divan avec Tiffany. Je pourrais écrire un recueil de ses citations, c’est un puit sans fond de commentaires comiques. Mon sac est prêt, mon auberge pour la suite est booké, journée productive.

Dernier souper avec Dom, nous essayons les okonokiyaki version Osaka (les crêpes au choux avec plein de bebelles dedans). Encore une fois un succès. Son amie déplaisante revient et je le quitte pour aller rejoindre Itai dans un bar non loin. Il est avec une gang de bros, dont mon voisin de lit à l’auberge. Je finis par m’installer au bar avec Itai et on jase de cinéma et de voyage, au lieu de conquêtes Tinder.

Mon temps au Japon s’achève. Quelle expérience pour débuter mon voyage. Par chance, j’ai rencontré beaucoup de gens, et la solitude n’a pas été trop difficile. J’ai au contraire pu apprécier mes moments seul. C’est surtout les soupers qui sont difficiles seul. Le Japon est un endroit formidable, rempli de contradiction. Le peuple est tellement particulier, rien ne se compare à eux. Parfois on dirait que les gens sont des personnages de dessins animés. Ils sont très gentil et ultra respectueux. Tout est propre partout, même le trottoir est balayé! Il n’y a pas un papier ou déchet nulle part, on ne peut pas fumer dans les rues… C’est la beauté d’un passé qui se mélange à un présent haut en couleur. Je serai de retour, un jour, c’est certain.

Prochain arrêt: Bornéo en Malaisie.



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